Point essentiel
Avant d’aborder les Thérapies, un point essentiel est d’adopter une bonne Hygiène de vie. Le corps et le mental forment un système où tout est lié (Holistique).

Afin de réduire le stress, facteur contributeur des troubles anxieux, il est nécessaire de mettre en pratique un certain nombre de bons principes :
| Activité Physique | L’activité Physique a de nombreux avantages clef sur l’anxiété : – elle réduit l’anxiété en libérant des endorphines, – elle permet de réaliser une activité où l’on est pas sur soi – elle améliore la qualité du sommeil – elle augmente l’estime de soi en atteignant des objectifs – elle permet de réguler le rythme cardiaque & la respiration Le Sport contre la Dépression (Cerveau & Psycho) The Best Types Of Exercise For Anxiety |
| Nutrition | Une alimentation équilibrée améliore la capacité à gérer le stress, certains aliments ont même une action anti-stress et anti-dépressive. Alimentation Anti-Stress Dépression, santé mentale : 7 nutriments essentiels |
| Sommeil | La Qualité du sommeil est primordiale pour la gestion du stress : Recommandations de la Fondation du Sommeil La tendance à l’anxiété est fortement influencée par le sommeil profond |
| Psychotropes | La Caféine (Café, Thé, Soda ..) a un impact important sur l’anxiété variable d’un individu à l’autre suivant la vitesse d’ingestion de chacun de la caféine. Impact du canabis sur les troubles … Doctissimo |
| Gestion du Stress | Quelques activités permettant d’améliorer l’impact du stress : – Toutes les activités qui nous maintiennent dans l’instant – Méditation telle que la Méditation de pleine conscience – Yoga (il existe de nombreux types de Yoga) – Cohérence Cardiaque ( VIDEO ) – Relaxation – Sophrologie – Cure Thermale |
| Qualité de vie | La psychologie positive met en avant certaines pratiques qui ont un impact sur le sentiment de « bonheur » : – Passer du temps avec ses proches ou amis ou animaux – Rire – Pratiquer la compassion – S’engager dans des actions qui donnent du sens |
Les Thérapies pour les Troubles Anxieux
Il existe aujourd’hui en France différentes formes de thérapies qui sont proposées aux personnes souffrant de troubles psychologiques invalidants, et plus particulièrement de phobies et de troubles anxieux.
Dans une optique volontaire de vulgarisation, nous en retiendrons 5 principales et développeront succinctement ces trois grands courants qui cohabitent tant bien que mal.
Ce qui importe c’est que chacun essaie la méthode qui lui convienne le mieux et qui correspond à son « niveau » du moment.
- les méthodes décrites ci-dessous sont potentiellement complémentaires, mettant à tour de rôle l’accent sur le fond et sur la forme, sur le long et sur le court ou moyen terme ; la liste n’en est pas exhaustive.
- les TCC en constituent l’indispensable « fer de lance » dans le difficile combat quotidien à livrer contre les troubles phobiques et anxieux en général.
Le choix du thérapeute – en tant que personne physique – est également primordial tant la confiance mutuelle peut être un facteur déterminant pour la suite des événements.
Thérapie classique
La thérapie dite « classique » : c’est une situation de face à face avec un psychiatre ou un psychologue, au cours de laquelle le sujet s’entretient avec son interlocuteur des difficultés qui l’affectent et de l’impact négatif qui en résulte sur sa vie quotidienne.
Le thérapeute écoute, oriente, intervient plus ou moins, puis tente d’effectuer un diagnostic qui le conduira éventuellement à proposer un traitement médicamenteux.
La durée d’une séance est variable, se rapprochent généralement de la demi-heure.
Par ailleurs elle peut inclure dans le cadre d’une thérapie conjugale ou familiale plusieurs personnes concernées par les problèmes mis à jour.
Psychanalyse
La psychanalyse : elle est toujours individuelle et s’appuie sur la « méthode du divan ». Le sujet va s’évertuer à retracer son parcours depuis l’enfance et y rechercher les causes enfouies de ses difficultés actuelles.
Le psychanalyste intervient uniquement pour proposer des interprétations qui constituent en fait des pistes de réflexion visant à donner un sens à ce que vit le patient.
Le psychanalyste s’appuie sur le « transfert » ; lien affectif qui s’instaure entre le sujet et l’analyste, et qui va permettre au patient de rejouer des « scènes-clés » de son histoire pour y trouver une issue favorable.
La psychanalyse est un investissement au long terme, mais a le mérite d’aller au fond des choses.
Thérapie Comportementale et Cognitive
Les thérapies cognitivo-comportementales (dites « TCC ») : ces thérapies plus récentes préconisent le fait que la plupart de nos comportements sont le fruit d’un conditionnement familial et socioculturel déterminé, qu’il est possible de modifier – au moins d’assouplir – grâce à un réapprentissage d’attitudes plus appropriées.
Il s’agit d’un véritable entraînement structuré, régulier et progressif, individuel ou en groupe, durant lequel le sujet va être confronté directement, mais très progressivement, aux situations redoutées.
Le thérapeute mettra en lumière la primauté de l’aspect cognitif dans nos réactions face aux situations anxiogènes et en montrera l’exagération, le « catastrophisme » et souvent l’absence de fondement objectif.
Le thérapeute est ici – plus que jamais – un partenaire, un entraîneur, avec lequel on peut établir un « plan de bataille » cohérent.
D’une durée moyenne de 6 mois à un an, ces thérapies obtiennent globalement de bons résultats en ce qui concerne les troubles phobiques et ont aussi l’avantage certain de rendre au patient son statut d’acteur engagé et responsable.
Le médecin peut également envisager d’associer un traitement médicamenteux s’il estime que le patient a besoin de cette « béquille » provisoire.
Pleine conscience / Mindfulness
Les principales thérapies articulées sur la pleine conscience :
– la MBCT (thérapie cognitive basée sur la pleine conscience pour éviter les rechutes de dépression)
– la MBSR (thérapie basée sur la pleine conscience pour la gestion du stress)
Ce sont des thérapies de groupe basées sur la méditation. Le format est de deux heures chaque semaine, le cycle durant huit semaines.
Psychologie Positive
La psychologie positive se rapporte à l’étude des conditions et processus qui contribuent à l’épanouissement et au fonctionnement optimal des personnes, des groupes et des institutions.
Elle met notamment en exergue les ressources des individus, les aspects fonctionnels de leur mode de fonctionnement psychologique, leurs capacités de résilience (de rebond psychologique), ceci quel que soit leur âge, et dans différents contextes de vie (contexte professionnel, scolaire, etc.), qu’ils soient malades (dépressifs, douloureux chroniques, etc.) ou bien portants.
Elle se préoccupe de leur bien-être, de leur qualité de vie, de leur bonheur. Elle cherche à identifier les facteurs biopsychosociaux qui les aide à tendre vers un état de santé optimal, à bien vieillir, à surmonter avec succès des épreuves de vie difficiles, voire des traumatismes.
Thérapie d’Acceptation et d’Engagement
Aux pires moments de la vie – ou même quand tout est tranquille – nous arrivent des pensées déplaisantes, des émotions négatives, des sensations douloureuses, ou encore des souvenirs pénibles, et qui nous font souffrir.
En cherchant à se débarrasser de cette souffrance intérieure, il est aisé de se retrouver ‘coincés dans la lutte. On s’épuise alors dans un combat qu’il est rare de gagner. Pendant ce temps, la vie s’écoule et il ne reste plus d’énergie pour avancer vers les choses qui sont vraiment importantes dans la vie.
Personne ne choisi de se retrouver coincé, l’ACT explique comment le piège peut se refermer sur nous.
EMDR
« Le sigle EMDR vient de l’anglais Eye Movement Desentitization and Reprocessing, qui signifie en français « Désensibilisation et Retraitement par les Mouvements Oculaires ». Cette technique est devenue populaire pour son efficacité dans le traitement du syndrome de stress post-traumatique (PSTD). Cela aurait la faculté de recoder les images, les perceptions et les souvenirs codés négativement dans le cerveau émotionnel et ainsi, de diminuer leur impact négatif sur la vie de l’individu. Le but de l’EMDR est donc diminuer la charge émotionnelle associée à un souvenir traumatique. Pour cela, le sujet doit replonger intensément dans ses émotions stressantes pendant que le thérapeute interrompt périodiquement l’expérience pour provoquer une stimulation sensorielle, comme déplacer rapidement ses doigts devant le visage de la personne. Le mouvement rythmique des deux yeux serait le même que celui qui a lieu spontanément lorsqu’un individu rêve (durant la phase dite Rapid Eye Movement).
EFT
« L’EFT – Emotional Freedom Techniques ou Techniques de libération émotionnelle – est un ensemble de techniques de gestion du stress et des émotions qui s’apparente à une version émotionnelle de l’acupuncture sans aiguille. L’EFT combine des éléments empruntés à différents modèles thérapeutiques (exposition, approche centrée sur la personne, contre conditionnement, TCC) ainsi qu’à la médecine chinoise au travers de la stimulation de points méridiens. Elle permet de décharger l’intensité émotionnelle d’une mémoire traumatique et génère ainsi un recadrage cognitif du souvenir permettant ainsi d’intégrer l’événement douloureux dans son histoire de vie. »
Hospitalisation
Pour être hospitalisé dans un service dédié aux troubles anxieux et bénéficier d’une prise en charge, il faut que ce soit dans un cadre spécifique avec une prise en charge cognitivo-comportementale. Sinon, le risque est de se retrouver dans un service général, où l’on est confrontée à des personnes atteintes de troubles psychotiques graves et souvent chronicisées. Si vous ne pouvez pas vous déplacer ni être accompagné, il faudrait contacter l’assistante sociale de votre mairie pour une aide ou prendre contact avec le Centre médico-psychologique dont vous dépendez géographiquement. Sur Paris, consulter les structures d’accueil sur le site Psycom 75. Dans un premier temps, vous pouvez bénéficier de la visite d’une infirmière psychiatrique ou de l’assistante sociale de votre secteur.
